Dossier pensions alimentaires

 

 

4 novembre 2005

ELLES CONTINUERONT D'ÊTRE DÉDUITES DES PRESTATIONS D'ASSURANCE SOCIALE

Le Soleil

Claudette Samson

Les pensions alimentaires sont un revenu, tranche le TAQ

Les personnes assistées sociales ont perdu leur bataille des pensions alimentaires devant le Tribunal administratif du Québec. Les pensions versées aux enfants continueront donc d'être considérées comme un revenu pour les parents assistés, et leur montant déduit de leurs prestations.

Le jugement du TAQ a été rendu le 13 septembre, mais n'a pas été publicisé. Pour l'heure, le Front commun des personnes assistées sociales du Québec étudie la possibilité d'aller en appel de cette décision.

Le Front commun supportait deux requérants dans ce qui était considéré comme une cause type, puisqu'elle affecte potentiellement des milliers de personnes.

Essentiellement, le Front commun défend l'idée que la pension versée pour un enfant par un parent non prestataire ne devrait pas être déduite du chèque d'aide sociale de son autre parent. C'est là créer une inégalité avec les enfants de familles monoparentales dont aucun parent n'est bénéficiaire de l'aide sociale, puisqu'aux yeux de l'impôt, la pension alimentaire n'est plus considérée comme un revenu depuis le 1er mai 1997.

Mais le TAQ ne l'a pas entendu ainsi. Selon les membres du tribunal Jean Hérard et Joseph-Arthur Bergeron, il ne faut pas comparer l'ensemble des enfants recevant une pension alimentaire, mais plutôt l'ensemble des enfants de familles monoparentales recevant de l'aide sociale.

En d'autres mots, puisque des enfants de familles monoparentales bénéficiant de l'aide sociale ne reçoivent pas de pension alimentaire, il est juste qu'aucun n'en reçoive.

Pour Éric Bondo, coordonnateur du Front commun des personnes assistées sociales, cette argumentation est "ridicule". Par équité pour ceux qui n'ont pas de pension, on l'enlève à ceux qui en ont une, résume-t-il avec ironie.

Théoriquement, les décisions du TAQ sont finales et sans appel, sauf si des éléments de droit peuvent être évoqués.

Or, selon le Front commun, il existe une jurisprudence concernant justement les groupes de comparaison. Dans l'arrêt Lambert, un citoyen participant à des mesures d'employabilité défendait son droit à bénéficier des mêmes avantages que les salariés faisant le même travail que lui. Il avait perdu, mentionne Éric Bondo, mais le tribunal avait quand même statué sur le groupe de comparaison, et certains points pourraient être valables pour la cause des pensions alimentaires.

CSamson@lesoleil.com

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http://www.cyberpresse.ca/article/20051104/CPSOLEIL/511040539/5177/CPSOLEIL

 

 

 

 

18 mars 2005

Pensions alimentaires: Québec fait le ménage
Tommy Chouinard
La Presse
Québec
 
Les parents séparés ne seront plus obligés de s'adresser aux tribunaux pour revoir à la hausse ou à la baisse la pension alimentaire pour enfant. Le gouvernement Charest confiera à ses fonctionnaires, et non plus seulement aux juges, le pouvoir de modifier une ordonnance alimentaire lorsque les deux ex-conjoints consentent à cette révision.

Pour mettre fin aux cachotteries auxquelles se livrent des parents, il envisage également d'obliger les ex-conjoints à échanger chaque année les renseignements sur leur situation financière. C'est ce qu'a appris La Presse en obtenant les détails d'un engagement pris par le premier ministre Jean Charest mardi.

Dans son discours inaugural, Jean Charest a promis de «modifier le Code de procédure civile en matière d'obligations alimentaires pour favoriser la révision de la pension alimentaire lorsque la situation le justifie».
 
À l'heure actuelle, les parents séparés doivent s'adresser aux tribunaux pour que la pension alimentaire pour enfant soit haussée ou réduite, même s'ils sont consentants.

Selon l'intention du gouvernement, les parents n'auraient plus à entreprendre des démarches judiciaires, souvent longues et coûteuses. Les fonctionnaires du ministère de la Justice procéderaient eux-mêmes à la révision de l'ordonnance alimentaire rendue à l'origine par un tribunal. Les juges ne seraient donc plus les seuls à pouvoir fixer une pension.

Une révision peut s'avérer nécessaire lorsque, par exemple, le parent qui paie la pension alimentaire perd son emploi ou connaît une augmentation importante de ses revenus.

«On va apporter une modification législative pour permettre de réviser les montants sans obliger les conjoints à aller au tribunal, a confirmé le ministre de la Justice, Yvon Marcoux. Le processus sera simplifié et accéléré.»
Le ministre a toutefois souligné que la révision administrative ne s'appliquera que «lorsqu'il y a consentement entre les deux parents». «S'il y a des divergences entre eux, c'est le tribunal qui doit décider», a-t-il précisé.

Québec envisage également de faciliter la révision des pensions alimentaires en obligeant les parents séparés à s'échanger l'état de leurs finances personnelles chaque année.
Ainsi, un parent pourrait plus aisément réclamer à son ex-conjoint une modification à la pension alimentaire lorsqu'il constate que les revenus de celui-ci ont bondi, par exemple. Il pourrait prouver la légitimité de sa demande en ayant en main la situation financière de son ex-conjoint.

Cette «divulgation automatique», selon le jargon administratif, existe déjà dans les autres provinces canadiennes. Au Québec, rien n'oblige les parents séparés à divulguer leur situation financière. Certains cachent leurs revenus pour échapper à une modification de la pension alimentaire.

«Je ne peux parler dès maintenant des modalités à ce sujet», a dit Yvon Marcoux.

Un projet de loi sera déposé «le plus tôt possible». «Comme c'est dans le discours inaugural, ça veut dire que c'est une priorité», a affirmé le ministre.

 

 

18 mars 2005

Lise Bilodeau

ANCQ

 

QUÉBEC FAIT LE MÉNAGE DANS LES PENSIONS ALIMENTAIRES

MARCOUX: LE PROCESSUS SERA SIMPLIFIÉ ET ACCÉRÉLÉ

 

La Tribune: Tommy Chouinard, samedi le 18 mars 2006

 

AUX DEPENS DE QUI? 

Le ministre de la Justice Marcoux s'apprête à rendre obligatoire le dépôt de vos rapports d'impôts annuels auprès de  vos créanciers de pensions alimentaires, en donnant comme carré de sucre la possibilité de ne pas aller devant les tribunaux si les deux parties s'entendent pour une modification de la pension ? 

Dans un premier temps, cela va enlever quelques honoraires aux avocats familialistes.  

Dans un deuxième temps, je voudrais informer les lecteurs des faits suivants: 

Lors d'un divorce:  

Il y a partage du patrimoine familial, le partage de 50% et/ou jusqu'à 75% du fonds de pension, des RÉER, les comptes de cartes de crédit sont généralement attribués aux débiteurs de pension alimentaire, de même que souvent l'auto est laissée à l'ex, ainsi que les meubles meublants.

Elle a obtenu des frais provisionnels payés par Monsieur, et ce dernier assume la totalité de ses honoraires d'avocats.

En plus s'ajoute une pension à l'ex et aux enfants. A ceci, si la garde est octroyée, le bon papa s'organise avec ce qui lui reste pour accueillir ses enfants et vivre avec eux les week-ends ou semaines partagées sans que ces derniers soient en marge de la société. Trop souvent, il vivra chez ses parents, ou encore dans un 4 1/2 désuet. 

Le Ministre de la Justice a-t-il pensé à ceci? 

Les abeilles butineuses (les payeurs de pensions alimentaires)! Piégées! 

Voici le mécanisme des pensions alimentaires avec ou sans enfant: 

Le débiteur  qui vient de perdre son emploi et demande à l'ex de modifier l'entente:

Je vous étonnerais en vous annonçant que la réponse sera "NON"!

Parce que:

Le Bureau du percepteur de pensions alimentaires paie spontanément sans se soucier des contraintes qu'aurait pu vivre le débiteur. Que ce dernier ait été foutu dehors à la fermeture de son usine ou qu'il ait  subi un accident de travail, peu importe, la machine roule et rien de l'arrête. Les chèques sont émis. La vie continue pour la créancière sans soucier si son débiteur est en charpies ou non. 

Pourtant dans la vraie vie, si notre conjoint est en difficultés, perte d'emploi, accident, nous faisons avec ce qui reste, assurance chômage ou CSST.  

La pension alimentaire c'est la VOIE ROYALE!  

La pension se poursuit, et le débiteur cumule des arrérages sans précédents. Lorsqu'il re-commence à travailler, il se doit d'honorer la pension mensuelle plus les arrérages. Quand voit-il la lumière au bout du tunnel? JAMAIS!

 M. Marcoux  nous apprend qu'il a le pouvoir de modifier les articles du Code Civil, alors pourquoi ne pas modifier la pérennité de la pension alimentaire à l'ex ?  Ce que l'ANCQ demande depuis 7 ans. 

Combien de pensions alimentaires ont-elle servi en placement, notre dernier cas:

"Placement Norbour."

Combien de pensions alimentaires pour ex sans enfant et avec enfant , servent pour les voyages dans le sud, les implants mammaires, les motos, les autos, les cellulaires, tandis qu'il est écrit dans le Code civil que

ARTICLE:  817:  ….."les aliments dus au conjoint et aux enfants"  …..

Donc la pension doit servir aux aliments et à l'entretien des enfants. Il n'est pas dit que les pensions alimentaires doivent faire fructifier vos placements. Combien d'enfants n'en voient pas la couleur de ses pensions alimentaires décrétées pour eux?

Que dire des enfants majeurs qui avec l'assentiment de la mère, ne demeurent plus avec elle et en taisent les faits afin que la mère continue d'obtenir pleine pension? Que dire de l'ex sans enfant qui a le choix de travailler 3 jours semaine parce que le chèque de pensions alimentaires comble la différence! Juste me direz-vous?

Quel exemple donnez-vous  aux enfants majeurs? Poursuivez votre père, assoyez-vous sur votre steak et laisser papa payer vos multiples bac, maîtrises, à raison d'un cours ou deux par session. Un père paie encore pour son fils de 30 ans qui n'a pas encore de plan de carrières!!!!!!!!l'obligation de résultats! Vous y croyez? Moi pas! 

L'Art d'exterminer les hommes après une rupture: 

Obliger le débiteur à produire son rapport d'impôt à chaque année au cas où, il y aurait eu un petit changement à son salaire. Je suis morte de rire M le ministre de la Justice!

Les pensions alimentaires sont indexées au coût de la vie à tous les mois de janvier. Temps pis pour vos fonctionnaires qui ne furent augmentés que de 2% pour plusieurs années. 

Je crie à l'injustice!  Les gens d'affaires qui eux courbent l'échine et travaillent des semaines de 50 à 60 heures, vous allez leur demander de produire leur rapport d'impôt, comme s'ils étaient des voleurs? comme si, ils n'avaient pas déjà payé largement leur tribu à leurs créancières lors du partage du patri moire!

Pourquoi faut-il égorger les payeurs de pensions alimentaires comme si crime fut commis?

Est-ce que vous croyez un seul instant que ces créancières seront ponctuelles à produire leurs rapports d'impôts! Voyons donc, je ne crois plus au conte de fée! N'est-ce pas un peu naïf de croire que les ex rendront rubis sur l'ongle leurs rapports d'impôts?  

Que dire maintenant de vos fonctionnaires qui auront à traiter ces demandes.  Les dossiers qui s'éterniseront,  les  fonctionnaires qui auront déjà un parti pris pour la "Pôvre" madame, tout à coup que son conjoint l'a manipulé pour qu'elle soit d'accord s'interrogeront-ils? 

Monsieur le Ministre de la Justice, vous  oubliez  que nous ne vivons pas dans les pays du tiers monde ici, et qu'il y a lieu de devenir AUTONOME après un divorce. Aucun PROGRAMME n'est déployé pour AMENER ces personnes à se prendre en mains. Un divorce est une rente VIAGÈRE dans votre équation. La pension n'est pas uniquement pour "dépanner"!  

Non, la vache à lait qu'est l'état,  protège les incapables à l'effort! Un divorce devient pour les bénéficiaires UNE VOIE ROYALE, la maladie chronique qui gruge leurs méninges et les rendent incapables de se prendre en mains après une rupture. L'état y pourvoit allégrement en étranglant le débiteur et ne lui laissant aucune chance d'une vie meilleure après un malheureux incident de parcours dans une relation personnelle.

 

Lise Bilodeau
Présidente-fondatrice
ANCQ. Action des nouvelles conjointes du Québec
Cellulaire: 561-3362
Ligne sans frais: 1,877-847-3176
 
 
 
 
 

 

21 mars 2006

 

 

 

 

 

24 mars 2006

 

 

 

 

 

 

26 mars 2006

Quel gâchis.

Par Alain Thomas

 

Le gouvernement Charest semble n’avoir qu’une seule façon de gouverner : celle qui consiste à accumuler le plus de gaffes possibles et de s’occuper des dossiers qui, soit ne sont pas des priorités, soit leur donner une attention et des solutions hors proportion. Par exemple, se mêler de régir dans les moindres détails les pensions alimentaires. Comment s’y prendra-t-il, qui sera touché et comment ? 

Déjà que la façon de faire est paradoxale avec les pensions alimentaires. En effet, marié, aucune loi ne vous oblige à dépenser un montant fixe pour votre conjoint et/ou vos enfants peu importe vos revenus. Au divorce, on change tout, on saisie ces montants directement de vos revenus et dans le cas contraire, gare aux saisies de biens. Votre ex demeure avec un millionnaire, pas d’importance, fiston ou fille est en appartement avec un conjoint et ne prend que le minimum de cours pour son 3e DEC ou BAC, pas d’importance non plus. «Payez» est le mot d’ordre.  

Voilà que ce gouvernement veut légiférer pour faciliter les modifications aux pensions alimentaires après jugement quand, par exemple, les revenus d’ex conjoints changent de façon substantielle. Au départ, l’idée n’est pas mauvaise puisque d ex conjoints  n’ayant pas les moyens de se payer un avocat ne peuvent présenter de nouvelles requêtes devant un tribunal. Par exemple, un ex conjoint peut perdre son emploi, être malade, peu importe, ses revenus diminuent, il est tout de même obligé d’honorer le montant ordonné par la Cour. Si cet ex conjoint ne le faisait pas il accumulerait des arrérages et subirait le harcèlement de l’ex, du percepteur, des ministères du revenu et la menace de se faire saisir ses maigres biens lui restant de son union. 

Comment aurait-on pu faire simple ? Juste un juge, ou un huissier spécial, comme à l’appel des rôles de justices, qui aurait pu devant des preuves fixer un montant moindre pour un temps fixe, le jugement temporaire renouvelable avec des preuves. Le tout conservant le droit du créancier et du débiteur de présenter une requête pour demander à un juge de revoir le montant de façon plus stable si la situation devient plus ou moins permanente. Plutôt, notre gouvernement examine la possibilité d’obliger les ex-conjoints à s’échanger sur demande leur déclarations d’impôts et de donner le pouvoir au ministère du revenu et au percepteur  de livrer les documents si l’ex ne coopère pas. Et une requête serait présentée en cour aux frais de l’ex qui ne «coopère pas».  On se croirait dans le roman d’Orson Wells «1984».  Comment une personne en difficulté financière arriverait-elle a payer ses frais judiciaires et ceux de son ex en plus de payer la pension ? 

Bien sûr, la modification des montants de pensions se font sur «entente». Sauf qu’ici l’entente risque d’être à sens unique puisque 95% des pensions sont versées par des hommes ! Imaginez que monsieur occupe un emploi à $80 000/an et que madame reçoive $1100/mois net. Beau petit pactole non imposable qui s’ajoute aux allocations familiales. Notre monsieur se retrouve soudain en chômage.  Imaginez que monsieur se retrouve à $40 000/an et que la pension se chiffre alors à $400/mois net. On pense réellement que madame voudra volontiers abandonner $700/mois net ? Dites monsieur Charest, entre adultes, est-ce que vous croyez encore que le Père Noël passe par la cheminée ? 

D’abord, on ne pourra limiter aux seuls ex conjoints puisque les pensions alimentaires peuvent être versées à l’ex, mais en tout ou en partie pour le bénéfice des enfants mineurs et majeurs, donc une partie peut être pour l’ex. La loi sur la perception donne mandat au parent gardien de demander la pension pour les enfants «majeurs» et le montant est fixé en tenant compte de leur condition, c’est-à-dire s’ils travaillent, reçoivent une bourse ou demeure avec un conjoint. Bonne chose ici que le parent payeur sache la condition de l’enfant «majeur» pour éviter de payer les choix de cet enfant jusqu’à ses 30 ans. Quand on est habilité par la loi à voter et faire des prêts financiers à 18 ans, il est incongru d’obliger ses parents à subir ses choix. Ces enfants «majeurs» devront déposer leurs déclarations devant papa et/ou maman. Ces mêmes enfants pourront aussi demander à leurs parents de leur fournir leurs rapports d’impôts ! Belle réunion de famille en perspective. 

Ensuite, imaginez que présentement madame tire une pension de son ex qui a un revenu de $40 000/an. Madame peut demeurer avec un nouveau conjoint de fait qui fait $100 000/an, elle peut se dire malade, sans travail, pour continuer à toucher sa partie de pension et celle des enfants. L’ex ne peut connaître le montant du revenu familial exact. Avec une telle loi, les ex sauront aussi combien fait le nouveau conjoint puisque leurs déclarations se font ensemble, à moins qu’on ne fasse de fausses déclarations en se déclarant «célibataires».  Ce qui exposerait à des poursuites de la part des ministères du revenu… La situation s’adresse aussi aux hommes qui ont de nouvelles conjointes.  

Si le gouvernement Charest voulait tenir compte des demandes répétées de certains groupes, qu’il ne nomme pas, s’il voulait rétablir une certaine justice dans ce dossier, il aurait pu limiter le temps pour lequel est versée une pension à l’ex conjoint(e) à un maximum de deux ans. Nous ne sommes plus en 1900. Les mariages ne sont plus pour la vie, il y a partage du patrimoine acquis pendant le mariage 50/50, la pension pour plusieurs années n’a plus sa raison d’être. Les mots importants sont «pendant le mariage». Or, le salaire est la récompense de l’échange de la force de travail propre à chacun, donc après le mariage, suite au divorce, le revenu ne peut faire partie du patrimoine.  

Vous voyez maintenant la boîte de Pandore qu’on ouvrirait ici. Nous n’avons même pas abordé l’entorse à la vie privée, la discrimination du point de vue de la Charte, ni le fait que les renseignements recueillis par le ministère du Revenu et la façon de s’en servir irait à l’encontre de la loi qui les régit en les utilisant à d’autres fins. 

Pensons aussi que les dernières statistiques montrent que les hommes subissent le chômage en grand nombre, ces dames seront-elles gagnantes dans ces jeux ?  

Alain Thomas
membre d'Égalitariste
 
 
 

 

27 mars 2005

PERMETTRE AUX FONCTIONNAIRES DE REVENU QUÉBEC D'EFFECTUER EUX-MÊMES LES RÉVISIONS?

Par Lise Bilodeau

ANCQ

 

Dans votre opinion, vendredi le 24 mars, journal de MTL.

Courrier: La parole à nos lecteurs

 

La révision des pensions alimentaires par: Élisa Milan Montréal.  

Je suis d'accord avec la première partie de votre exposé soit de faciliter le traitement des dossiers de pensions alimentaires sans être obligés de payer des frais d’avocats qui sont onéreux. Cependant, là où je ne suis pas d’accord, c'est de faire effectuer les révisions de pensions par les fonctionnaires de Revenu Québec. 

L'ANCQ a reçu de nombreuses plaintes de la part de ses membres concernant l'attitude et le comportement outrageants que démontrent certains employés du Bureau de perception des pensions alimentaires 

Par exemple, nous avons un cas récent où le créancier (un homme évidemment) avait trop payé de pension et devait donc se faire rembourser quelques milliers de dollars par son ex-femme. Il devenait donc le créancier et par le fait même il faut préciser que le juge Pierre J. Dalphond a statué en Cour d’appel (Halickman c. Feldzamen et al., Cour d'appel du Québec 500-09-012361-028, le 2 septembre 2003) que le ministère ne peut priver un créancier de sa créance. Pourtant, une dame (je possède son nom) du Bureau de perception a osé prendre secrètement une entente avec l’ex-conjointe à la place de notre membre. Lorsque ce dernier a protesté, la dame lui a dit que ce n'était pas lui le créancier et que l'ex avait tout le temps de lui remettre la somme due. Cette employée de l’État posait un geste injuste et discriminatoire allant même contre les directives de la Cour d’appel du Québec. Nous suivons ce dossier actuellement. Ce n'est qu'un cas parmi tant d'autres. 

Je dénonce et persiste à croire que les fonctionnaires sont souvent biaisés et sexistes. Leur intransigeance se démontre face aux débiteurs qui sont la plupart du temps des hommes. Ce sont des agents de collection avec mandat d'aller chercher l'argent par tous les moyens possibles.  

N'allez pas croire qu'il y ait toujours le gros bon sens! Alors pourquoi opterons-nous pour leur donner plus de pouvoir? 

Ici, c'est un coup d'épée dans l'eau. 

Maintenant, pourquoi les débiteurs, lorsqu'il y a entente avec leurs ex, ne paieraient-ils pas directement. OUI, pourquoi pas! 

De même pour l'enfant devenu adulte, systématiquement, il devrait recevoir le versement directement. Ainsi, nous décongestionnerions le système et certaines mères n'auraient pas à faire mentir leur enfant pour cacher les sommes perçues en trop parce que ce dernier a atteint sa majorité. Justice pour tous. 

Au sujet des renseignements personnels

Je suis d'accord avec vous! Prudence oblige, car lorsque  vous êtes divorcé d'une ex depuis des lustres, pourquoi aurait-elle besoin de connaître vos états financiers? 

N'a-t-elle pas reçu la moitié du patrimoine, du fonds de pension,  partagé des REER, et pension alimentaire en plus…..Je ne vois pas pourquoi elle aurait encore des "droits" sur la paie de monsieur.

 
Lise Bilodeau
Présidente fondatrice (ANCQ)
www.ancq.qc.ca
1,877-847-3176
 

15 avril 2006

 
Commentaire supplémentaire:
 
Je prends quelques minutes pour vous exprimer ce que je pense des changements que s'apprêtent à faire le Ministre de la justice en ce qui concerne la perception de pension alimentaire pour enfant. Vous aurez l'obligation de faire parvenir à votre ex votre rapport annuel d'impôt.
 
D'après le ministre de la Justice, l'ex sera également "TENUE" de le faire. Mais de là à croire qu'elle respectera l'ordonnance ça c'est une autre affaire.
 
Donc, ceci permettra à l'ex de vérifier si vous avez eu une augmentation de salaire, si, pour vous rattraper, vous avez une deuxième job, ainsi elle pourra exiger une augmentation de salaire pour son ou ses enfants.
 
Comme si votre augmentation de salaire ou votre nouvelle job, augmenteraient les "besoins" de vos enfants.
Il est vrai que la pension à l'enfant est accordée en vertu des tables de fixation de pensions alimentaires québécoises pour enfant.
 
Une histoire de gros bon sens, votre pension étant déjà établie, l'enfant n'est pas dans la pauvreté puisque vous lui subvenez, cependant, dès qu'un père touchera quelques sous de plus, il se devra de les déclarer. Pourquoi maintenant, en vertu des pressions qu'on fait la fédération des familles monoparentales et bien d'autres mouvements monoparentales féminins auprès du ministre de la Justice.
 
Vous n'avez qu'à lire les premières lignes du journal de Montréal du 21 mars qui dit: "Pensions alimentaires: une loi plus souple sera adoptée sous peu"..... et les premières lignes de l'article dit: ..."on ne veut surtout pas d'un projet de loi qui menace la perception automatique des pensions alimentaires, on s'est battu pour ça:" lance Sylvie Lévesque directrice de la fédération des familles monoparentales.
 
Une loi plus souple.
Là où il y a une percée, ce sera lorsque les couples s'entendent. Ils n'auront pas à trouver un procureur pour faire modifier la pension lorsque qu'il y a perte d'emploi ou encore accident.
 
Mais travaillant sur le terrain depuis 7 ans, j'ai de gros doute, que vous aurez le feu vert si facilement avec les agents du bureau de percepteur de pension alimentaires qui agissent déjà comme des enragés et des sexistes.
Voilà c'est mon opinion.
 
Lorsque le divorce est prononcé et qu'il y a eu partage. Cela devrait s'arrêter là. Voilà pourquoi je combats depuis autant d'années.
 
Lise Bilodeau
ANCQ

 

À venir

Conférence sur les pensions alimentaires à Montréal le 25 avril 2006:
http://www.plaquetournante.ca/gilbert-claes/gilbert-claesTablesRondes25avril06.html
 
25 avril (Mardi)
18h30 à 21h30
Centre St-Pierre
1212, rue Panet, Montréal
 

 

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