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droits d'acces Par Robert Nantan Messieurs, |
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Je suis un Père lésé comme il y en a des milliers et mon histoire reste néanmoins particulière. Depuis 1997 je suis résident permanent de statut au Québec et j'ai vécu une séparation de mes deux enfants de 5 et 6 ans.
Jeune immigrant insouciant dans la trentaine, j'avais rencontré une femme de Montréal avec qui j'ai vécu jusqu'en mars 1999. Nous étions en voyage en Belgique pendant un mois avant que ma conjointe n'accouche en janvier 2000. Ce fût un enfer car mon retour en Belgique avait vu le point culminant de nos différents de couples et de notre immense fatigue au vu de la charge parentale. En effet, nous avions eût notre fils en novembre 1997 et je faisais vivre le foyer avec une jobine de télévendeur à temps plein.
Le cumul du stress et la difficulté
supplémentaire qui s'y est associée décrite plus loin ont participé à notre
chute.En septembre 1998 nous quittons Montréal pour prendre un congé parental
salutaire pour récupérer des forces en vacances et aussi pour voir ma famille
proche qui réside encore actuellement à Bruxelles. Comme vous l'avez lu, nos
deux enfants sont très proches en âge et nous attendions lors de ce congé la
naissance de ma fille pour janvier 1999.
Ce qui est arrivé est la source de notre drame.
Je suis tombé en dépression nerveuse quasiment deux semaines après le séjour à Bruxelles: l'épuisement nerveux et la mauvaise atmosphère dans le couple en était la raison.
J'ai, comme on dit au Québec, capoté intérieurement car j'avais pris conscience de m'être fait avoir... Comment?
Je me suis fait faire un enfant dans le dos un an auparavant et je n'en avais jusqu'alors pas pris conscience tellement chargé de préoccupations immédiates: le travail, mon fils dont je m'occupais comme un "nouveau père" dans une perspective égalitariste incluant les tâches de couches de bains etc. Ce rythme de vie déjà difficile s'est mué en cauchemar mental dès lors qu'un jour j'eu la surprise de recevoir la nouvelle de la grossesse de ma conjointe pour un deuxième enfant.
On n'en avait absolument pas parlé, de plus, elle refusait par principes moraux (...) d'avorter. Ceci aurait pu être une solution étant donné la précarité financière dans laquelle nous nous trouvions (ma conjointe ne travaillait plus et cela est encore vrai jusqu'à ce jour). On me dira qu'il n'y avait qu'à se mettre d'accord sur les bons moyens contraceptifs... D'accord mais cela est sans compter la malhonnêteté que j'ai pu déceler avec le temps dans le chef de ma conjointe qui consistait mordicus à faire deux enfants peu importe avec qui!
Il était trop tard, j'ai vécu cette année 1998-1999 comme une souffrance silencieuse d'un père qui n'en était déjà plus vraiment un, car j'ai vécu une réelle souffrance psychologique. Je n'étais qu'un pas bon, un moins que rien tout en assurant le pain et le beurre du foyer.
Quel paradoxe, toute ma conception du père
traditionnelle inculquée dans mon éducation belge s'effondrait peu à peu pour
voir poindre le spectre de la manipulation scandaleuse d'une mère envers le géniteur
de SES deux enfants!
Ce qui devait arriver arriva.
Mes amis et ma famille à Bruxelles lors de ce séjour en Belgique à trois (ma conjointe, moi et mon fils William de 6 ans maintenant) m'a ouvert les yeux sur la réalité du complot du Père -poisson.
J'ai tâché d'entamer une discussion franche avec ma conjointe, sans succès. Dans l'état d'épuisement dans lequel nous étions nous n'avions pas le recul suffisant. Elle était néanmoins dans le beau rôle, celui de la mère qui attends que tous les problèmes soient résolus par le père. Je n'étais plus capable et même si je réussissais à bosser, je n'avais plus de joie de vivre. J'étais de plus en plus mis à l'écart ou discrédité dans mon rôle de pourvoyeur et d'acteur éducatif au quotidien. Je lui ai alors proposer de rester à Bruxelles pour un temps et pour la période incluant l'accouchement afin de récupérer et de pouvoir à nouveau travailler à Montréal par la suite.
J'ai rencontré le refus catégorique, il était normal pour elle de rentrer quelques soit mon état, quitte à se trouver sur le 'BS' une fois de retour à Montréal. Elle voulu alors me quitter et rentrer avec mon fils et avant même d'accoucher à Montréal. J'ai refusé... je ne pouvais pas imaginer à ce moment d'être confisqué de mon fils et qui plus est du bonheur de voir malgré tout naître ma fille! J'ai refusé car je voulais cette fois être digne dans l'échec monumental qui se profilait.
Alors, Eva est née, nous sommes resté à Bruxelles jusqu'en mars 1999.
C'est à l'aéroport de Bruxelles que
j'ai pris la mesure de mon nouveau combat: celui de la dignité d'un père qui
devra à l'avenir se battre toute sa vie pour voir ses enfants.
Décembre 1999, je suis de retour à Montréal après un séjour seul et délaissé
à Bruxelles. J'avais pris la décision de me former en chauffeur routier
autobus avant de repartir au Québec. Une sage décision car je prévoyais de
longs et âpres combats pour vivre seul à Montréal dans un tout autre contexte
que vous pouvez déjà imaginer. En cas de défaite, je voulais pouvoir me
"ramasser"en Belgique, la seule planche de retraite possible au cas où...
Ce cas s'est déjà produit. Après 4 années de lutte à Montréal seul et contre ce système absurde juridique qui laisse dans la précarité ou à l'écart le rôle du père. Vous connaissez la musique. J'ai bossé, j'ai étudié en 4 ans dans le but de m'insérer dans la société Québécoise et j'ai rencontré la défaite. En effet, sitôt arrivé à Montréal à l'aube de l'an 2000, je me suis rapidement trouvé dans l'obligation de me loger et de vivre par mes propres moyens. J'étais devenu "persona non grata" dans le foyer et il me restait la seule issue d'obtenir des droits de visites pour les enfants.Avant de les obtenir, il y avait une entente relative quant au rythme de visite. Je voyais les enfants le samedi de 16h30 à 18h30 le samedi (...) et le dimanche de 9h00 à 15h30 ou 16h00.
Avec le temps et pour résumer, la mère a obtenu la garde des enfants totalement et des droits de perception de pension alimentaire.
Normal!
Après un an à ce rythme (je devais
pour vivre faire deux jobs plus la visite des enfants et un embryon de vie
sociale) j'ai décider d'étudié dans un domaine connexe à ma profession
pendant un an. Une fois ces études terminées, il y a eût le 11 septembre
2001. Impossible pour moi de bosser dans le domaine ce type d'étude à moins
d'aborder une maîtrise...
Ceci fût hors de question et j'ai donc choisi de faire un DEP en chauffeur
routier, plus sûr ainsi d'obtenir un job payant.
Le DEP réalisé, j'ai recommencé à bosser mais cette fois je n'avais plus le
choix de bosser 6 jours par semaine. J'ai alors été obligé de remettre la
machinerie juridique en marche car mon ex-conjointe n'acceptait pas le fait que
je vois seulement une fois/semaine les enfants...
Je vous passe les tenants et aboutissants quant à la manière dont se négociait
les heures et jours de garde des enfants. J'ai connu le chantage affectif et la
manipulation psychologique. Des menaces quant à avoir des avocats sur le dos
(lisez la fameuse aide juridique gratuite pour les mères monoparentales et les
gens dans le besoin) et de ne pas avoir les enfants aux moments prévus. Je vous
passe les mots d'excuses, les messages plates au téléphone etc., etc. de la
part de mon Ex. Toujours est-il qu'à force de se battre seul car j'avais bien
peu de poids pour réagir. Après un an de camion temps plein et de visite de
mes enfants le dimanche je me suis trouvé en burn-out total. En septembre 2002,
j'ai retrousser mes manches et travaillé jusqu'en septembre de 2003 dans le
transport autobus scolaire.
J'oubliais l'essentiel qui m'a fait revenir en Belgique probablement définitivement. Depuis juin de 2003 je n'ai aucune nouvelle de mes enfants. La mère a bloqué unilatéralement le droit de voir les enfants et j'ai même en désespoir de cause fait appel à la SPCUM et à un organisme Montréalais chargé d'enlèvement d'enfants afin d'être sûr que mes enfants résident bien à l'adresse supposée. J'ai eu cette assurance récemment de la part de la commission scolaire CSMB que mon fils n'est pas inscrit à l'école...
À suivre
Je serais très heureux que vous trouviez les moyens de m'appuyer dans mon
combat difficile, je cherche désormais simplement d'avoir le droit de voir mes
enfants lorsque je me rends au Québec et je reste à votre disposition pour que
mon témoignage et mon histoire serve à votre cause. Je suis actuellement à
Bruxelles et ce depuis septembre.
Je travaille ici mais je vis néanmoins une énorme souffrance difficile à
partager. Donnez moi des raisons et des pistes d'espoir afin que je continue ma
lutte et que mon combat serve dans une lutte pour l'accès à plus d'égalité
dans le statut des pères au Québec et ailleurs.
Un résident permanent au Québec en retraite dans son pays d'origine,
Père ou Père géniteur de deux enfants canadiens,
Père de William Natan-Huysmans
Père de Eva Natan
Un père en exil dans son propre pays
Robert Natan
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